.

.

MALADIE DE PARKINSON :
quel avenir à l'électrostimulation

Depuis 1993, la maladie de Parkinson peut, dans certains cas, être soignée par neurochirurgie en implantant des électrodes pour stimuler certaines zones du cerveau. Or jusqu'à présent, les mécanismes d'action de ce traitement étaient mal connus. Ils viennent d'être en partie élucidés.

Comment agit l'électrostimulation sur le cerveau ?

 

Malgré une utilisation de plus en plus répandue de la stimulation cérébrale profonde pour soigner les symptômes de la maladie de parkinson, les mécanismes d'action de cette technique restaient encore mal connus.

En septembre 2005, une étude menée sur le macaque par des chercheurs du CNRS* apporte les premiers éléments de réponse : l'électrostimulation inhibe les neurones du noyau sous-thalamique, une zone hyperactive chez les parkinsoniens, en agissant non pas directement sur le corps cellulaire mais sur les structures afférentes inhibitrices.

Par ailleurs, l'électrostimulation permet de désynchroniser les neurones du noyau sous-thalamique, qui sont anormalement synchronisés chez les parkinsoniens.

 

La maladie de Parkinson

Une technique en pleine expansion, mais limitée par son coût et sa lourdeur

 

La stimulation cérébrale profonde est utilisée comme traitement contre la majorité des symptômes de la maladie de Parkinson depuis 1993. Elle consiste à implanter une électrode dans chaque hémisphère du cerveau afin de stimuler, en même temps, les deux noyaux sous-thalamiques. Ces électrodes sont connectées à un « pacemaker », installé au niveau du thorax, qui déclenche des stimulations de façon continue.

Les résultats de cette opération sont assez spectaculaires : on note une amélioration significatives des tremblements, de la rigidité et des troubles du mouvements, sans effet secondaire.

Environ 30 000 patients ont déjà bénéficié de ce traitement, d'abord à Grenoble où la technique a été mise au point, puis dans d'autres villes françaises, européennes et nord-américaines. Aujourd'hui, 18 centres sont habilités à opérer selon cette technique en France. Entre 350 et 450 personnes en bénéficient chaque année dans l'Hexagone.

 Mais en raison de la lourdeur de cette opération et de son coût (environ 30.000 euros), cette opération reste pour l'heure réservée à moins de 5 % des patients.

Une nouvelle technique d'électrostimulation moins invasive bientôt fonctionnelle ?

Une équipe de chercheurs français est parvenue à mettre au point une nouvelle technique de stimulation cérébrale moins invasive et moins complexe à réaliser*. Cette fois, plus besoin de pénétrer profondément dans le cerveau : les électrodes sont fixées juste sous le crâne et stimulent le cortex moteur, une zone du cerveau impliquée dans les mouvements et située plus en surface que le noyau sous-thalamique. Les résultats, obtenus chez des babouins en décembre 2004, sont prometteurs. Les symptômes de la maladie ont en effet été améliorés de manière significative et l'activité neuronale des noyaux sous-thalamiques semble se normaliser. Un essai vient d'être lancé en France sur 10 patients. Les premiers résultats sont attendus pour la fin de l'année 2006.

 EVOLUTION     DANS        LA              NEURO-STIMULATION PROFONDE AU CHU DE RENNES

1- La période d'hospitalisation ne dure plus que 15 jours contre 6 semaines à Nantes en 2004

2- L'intervention ne dure que 2 heures contre 7 à Nantes en 2004

3- Les risques d"hémoragie sont quasiment devenus innexistant, durant l'intervention ils visualisent sur écran le cerveau en trois dimensions avec les vaisseaux sanguins, ce qui permet de les éviter.

Je vous ferais part des autres nouveautés à mon retour.